💥 Scandale Monster et Randstad
Les salariés trahis m'ont parlé.
J’ai donc 1 semaine et 50 ans.
En vrai, ça change rien.
L’important c’est de durer.
C’est ce que je me disais en voyant Monster et CareerBuilder.
J’ai reçu le mail d’un salarié. Il m’a raconté le drame qu’ils vivaient.
Et ce n’est pas beau à voir.
C’est l’analyse du jour. Un vrai feuilleton.
🎤 Le TalentLab Futur approche.
Merci pour tous vos retours enthousiastes !
Je finalise les intervenants et la com début septembre.
Et on ouvre les inscriptions ensuite. 🗓️ Notez la date : 13 novembre, Paris.
Et dans les clins d’oeil et claques:
un clash sur LinkedIn entre dirigeants recrutement
l’IA qui a bon dos pour virer les gens chez Indeed
un trombone qui secoue le recrutement
Bref, une actu très chaude en recrutement en ce moment.
En plein mois de Juillet. C’est fou.
Ça sera ma dernière newsletter de la saison, on se retrouve le 28 août pour de nouvelles aventures.
J’ai presque peur de partir avec tout ce qui se passe……
Allez. Bonnes vacances quand même !
8 euros et des gens demandent à des abonnés payants de partager leur abonnement !
J’ai reçu ce message mardi suite à la publication de l’ITW d’Olivier Letort.
Message d’un abonné payant de la newsletter.
Plusieurs abonnés payants m’ont raconté la même histoire.
J’ai eu 2 réactions. “C’est cool, les gens veulent lire.”
Et puis, “nonnnnn, c’est seulement 8 euros et les gens en sont là. À quémander !”.
Si je vous demande 8 euros pour accéder à tous mes contenus, c’est que j’y passe beaucoup de temps à bosser dessus.
Et en plus, je fais des recherches avec notamment des études que je paie de ma poche (mon budget études est de 5000 euros par an !).
Tout ça pour vous donner le meilleur.
Alors, voir des gens qui pinaillent pour 8 euros par mois, ça m’ennuie.
Dans tous les cas, vous êtes de + en + nombreux à me soutenir. Et ça, ça compte beaucoup pour moi. Beaucoup ne pinaillent plus :)
Merci cette semaine :🙏
Kevin Mahe de Discovr , Greg Deleneuville de Talent.com, Paul Bachelier de HireSweet, Jérémy Cledat de Welcome To The Jungle, Vincent Rostaing de Le Cairn 4 IT, Caroline Couture de Daven , Jérôme Batisse de Enjeu Recrutement, Stéphane Anfosso de Figaro Classifieds.
Rejoignez la commu et soutenez moi. 👇👇👇👇
🔥 Le sniper du recrutement pour start-up ? Il s’appelle Romain
Romain Ognibene, c’est 400 recrutements au compteur.
Dont 100 pour des start-ups. Une machine.
Et une machine sympa rencontré plusieurs fois.
Et il vient de lancer une offre qui m’a bluffé.
🎯 L’offre pensée pour les start-ups qui dépassent les 10 personnes.
Quand le réseau est grillé.
Quand on ne veut pas claquer 15K€ dans un cabinet flou.
Voici ce que fait Romain :
📞 Il appelle lui-même chaque candidat.
⏱️ 15 minutes pour valider les fondamentaux : salaire, langues, localisation, Must-have du poste
Pas d’entretien d’une heure. Pas de rapport de 4 pages.
Juste ce qu’il faut pour décider:
📬 Update pipeline chaque semaine.
💰 Paiement uniquement en cas de succès.
💸 Tarif : 5 000€ tout compris.
Simple. Efficace.
👉 Un poste à pourvoir ?
🔗 linkedin.com/in/ognibeneromain
💸 Monster & CareerBuilder : le scandale des salariés laissés pour compte par une boite qui prône l’humain
La liquidation de Monster et CareerBuilder prononcée le 17 juillet
Le 17 juillet, Monster et CareerBuilder ont été liquidés en morceaux lors d’une vente aux enchères supervisée par un tribunal américain.
Les repreneurs sont alors connus :
BOLD rachète les plateformes d’emploi Monster.com et CareerBuilder
Valnet s’offre les médias Monster (Monster Media Properties)
PartnerOne prend Monster Government Solutions
Et pour les activités commerciales en Europe ?
👉 Aucun repreneur. Marché jugé non stratégique.
Montant total ? 27 millions de dollars.
Dérisoire pour une boite valorisée presque le milliard il y a quelques années.
Derrière cette fin, se cache une histoire dont les salariés sont les 1ers à trinquer.
Avec 1 responsable qui fait honte à la profession: Randstad et 1 vautour (Apollo).
💥 Monster : trahis par Randstad, dépecés par Apollo
Tout commence par un mail.
Un salarié de Monster France m’écrit il y a quelques jours.
“La liquidation n’est pas encore officielle, mais elle paraît inéluctable.
Randstad se défile. Apollo orchestre tout. Et nous, on est abandonnés.”
Il me joint un communiqué de presse du CSE.
Les mots sont durs.
Accusateurs.
Je contacte Matteo Niccolo, représentant du personnel, 17 ans chez Monster, 13 ans au CSE qui est aussi l’auteur du Communiqué.
Et là, tout s’éclaire. Une conversation honnête et brutale.
1h au téléphone ensemble.
Je vous mets ici des citations de notre échange.
“C’était un coup monté dès le départ.
Je suis convaincu qu’Apollo avait déjà prévu le démantèlement. Et Randstad s’est fait berner. Ou a fermé les yeux.”
📉 Huit ans de déclin, huit mois de liquidation
“La joint-venture a été lancée en septembre 2024.
Et dès avril 2025, ils étudiaient déjà le démantèlement. Comment tu peux parler d’échec en 8 mois ?”
En 2016, Randstad rachète Monster pour 600 M$.
Huit ans plus tard, Monster a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires.
Randstad veut s’en débarrasser.
Alors en septembre 2024, Randstad fait une joint-venture avec Apollo, aux côtés de CareerBuilder. Une JV où Appolo a la majorité et a déjà dépecé CareerBuilder.
Une coquille vide, endettée à hauteur de 135 M$.
Aucun plan de relance. Aucun euro d’investissement.
En avril 2025, Apollo commence à planifier le démantèlement.
Le 24 juin, le Chapter 11 (le redressement judiciaire) est déclenché.
Les fonds vers l’Europe sont bloqués.
La faillite est en marche et Randstad regarde, en spectateur.
🎭 Randstad se cache derrière les 49 %
En France, un accord d’entreprise signé avec Randstad, valable jusqu’en 2027, devait protéger les salariés : reclassement, aides aux seniors, soutien aux reconversions.
Aujourd’hui, tout est balayé. Randstad ne répond plus.
Quand Matteo écrit officiellement le 1er juillet à Randstad, aucune réponse.
“Nous ne sommes qu’actionnaires minoritaires.”
Voilà la ligne.
Pour sauver les salaires de Monster France et ce qui a été promis, 3 M€ suffiraient.
Randstad pèse plusieurs dizaines de milliards de chiffre d’affaires.
Mais ils préfèrent détourner le regard.
Human Forward, leur slogan n’a jamais été aussi mal porté.
“Quand j’ai vu leur profil LinkedIn, je me suis dit : ‘ah, ces mots, c’est ce qu’on veut nous aussi.’ Mais c’était du pipeau. Ils disent ‘Human Forward’… et se cachent derrière 49 % pour ne rien faire.”
💀 Apollo déroule son plan
Apollo, lui, applique la recette classique du private equity :
Endetter l’actif (CareerBuilder)
Vendre les morceaux rentables (Broadbean, TexKernel…)
Créer une JV avec un groupe crédible (Randstad)
Organiser une faillite
Revendre ce qui reste
Résultat : ROI x7 pour Apollo.
Et 200 salariés européens précarisés, dont 30 en France. Sans compter les salariés américains qui ont, eux aussi, un accord rogné et remis en question.
Jobboard Doctor en parle mieux que moi.
🔚 Ce qu’il reste : colère, précarité, et résistance
Les conséquences sont brutales pour les salariés:
Les salaires de juillet ont été versés de justesse.
Ceux d’août ? Rien n’est garanti.
La mutuelle santé est coupée.
Les congés de reclassement ne sont plus payés.
Les AGS (Garanties de salaires) interviendront… mais avec du retard, et en partie seulement.
Des salariés malades. Des parents seuls.
Mais les salariés ne se taisent pas et ne se tairont pas.
Matteo et les représentants du personnel ont écrit, alerté, publié.
“On ne se bat pas pour faire du bruit. On se bat parce que c’est trop injuste. Et qu’on ne peut pas laisser ça passer.”
“Notre seul levier, c’est leur réputation. Pas pour salir. Pour dire la vérité. C’est juste honteux.”
Ils utilisent l’image, les mots, la vérité.
Ils montrent que derrière les slogans – Human Forward – il y a des vies.
Et que les promesses trahies ont un coût.
Merci Randstad (et Apollo).
Je souhaite du courage à toutes les équipes de Monster France et de CareerBuilder.
Merci pour tout ce que vous avez fait.
Vous avez tout mon soutien. ❤️❤️
📰 Les News du marché
C’est ici que je mets en avant les nouveautés, lancements, produits, ou mouvements qui secouent le recrutement.
Un nouvel outil ?
Une boîte qui lève ?
Un produit qui mérite le détour ?
Vous voulez apparaître dans cette section — ou carrément être mis en avant en tête de newsletter ?
👉 Écrivez-moi ici pour en discuter (vous répondez à ce mail, ça suffira)
👀 Clins d’œil & Claques
1 300 licenciements chez Indeed & Glassdoor… au nom de l’IA ?
« AI is changing the world. »
C’est par ces mots que le CEO de Recruit Holdings annonce 1 300 suppressions de postes.
6 % des effectifs.
Et la fin de Glassdoor en tant qu’entité autonome.
Officiellement, c’est une adaptation à l’IA.
Officieusement, c’est un gros ménage.
Trop de doublons. Trop de commerciaux dépassés. Trop lent.
L’IA a bon dos.
Mais c’est surtout un plan social déguisé en innovation. Ça fait rire tout le monde ces excuses. Sauf les salariés concernés.
InfoJobs vendu. Et Leboncoin ?
Adevinta vient de vendre InfoJobs (Espagne) au fonds EQT.
Un recentrage stratégique.
C’est une énorme nouvelle car Infojobs est le leader en Espagne et Adevinta commence à vendre ses assets recrutement.
En France, Adevinta, c’est Leboncoin.
Qui reste dans le giron pour le moment.
400 M€ de CA, un quasi-monopole sur les offres généralistes, et un rôle dans l’écosystème emploi français.
Si la partie recrutement est mise en vente, le marché va encore bouger.
À surveiller de très près.
💥 Ça chauffe entre recruteurs sur LinkedIn
Julien Badr (Mercato de l’Emploi) a taclé frontalement Alexandre Demarquilly (Talents Groupe) l’accusant de dénigrer les cabinets tout en “cueillant cyniquement leurs meilleurs consultants”.
La réponse de Julien (qui semble avoir disparu quand je suis revenu)
En face, Thierry Bismuth a tenté de calmer le jeu sur un autre post :
“Et si on arrêtait de se prendre la tête sur LinkedIn ? Et qu’on montrait ce qu’on sait faire ?”
Moi, je pense que le débat est nécessaire.
Parce qu’en réalité, le marché commence enfin à se parler :
Des groupes Slack s’activent (coucou Joseph Calen)
Des cabinets rejoignent le Syntec
Les sujets qui fâchent remontent
des évènements où les gens se rencontrent (coucou le TalentLab et tous les évènements)
Les clashs ne sont que l’écume.
La vraie vague, c’est la transparence et l’échange.
Le petit trombone qui a retourné LinkedIn
Tout a commencé avec un post viral :
“Vous avez encore ce petit machin ? Le candidat a dit oui. On l’a embauché.”
L’objet en question ? Le trombone SIM.
Signe de fiabilité, de soin, d’attention… selon l’histoire.
Mais entre storytelling douteux, CM multicomptes et morale simpliste, le post a surtout provoqué un tollé.
Ce qu’il faut retenir ?
Le recrutement mérite mieux que des anecdotes gadget.
Anecdote probablement fausse vu que le post a été fait sur différents comptes LinkedIn en même temps.
Ce qui compte vraiment ?
C’est de voir toute une profession se défendre face à des conneries pareilles.
United we stand. ✊✊
Bonnes vacances à tous.
Prenez soin de vous.
Et gardez les yeux ouverts. Le marché bouge. Et vite.
On se retrouve le 28 août.
Merci pour votre fidélité, vos mots d’amour, vos échanges, vos coups de gueule.
C’est grâce à vous si tout ça existe. ❤️ Et abonnez-vous.
Laurent












Merci pour les retours encore une fois bruts et pertinents. Quelle violence quand même, je te rejoins sur l’IA qui a bon dos ça sert à déguiser tous les plans de licenciement de la planète j’ai l’impression 🤣
Encore beaucoup de valeur et d’infos dans ta lettre ! Merci pour ton travail !!